Jeudi 24 mai 2012
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Ben voilà de retour de Chavagnes où le 100 bornes s’est déroulé pratiquement dans
son intégralité sous une pluie froide, pénétrante et cerise sur le gâteau, avec du vent.
Le départ se fait au sec mais pas pour longtemps car vingt minutes après, la
pluie s’invite. Au début une pluie fine et au fur et à mesure cette pluie s’épaissie.
Le premier tour se passe relativement bien, je m’arrête au ravitaillement et je
suis partis avec mon porte-gourde, Yann me rejoins avec le vélo à la fin de la première boucle en même temps que le départ du marathon et marathon-relais. Je bricole le vélo en installant un
tendeur pour maintenir le porte-bagages.
Le rythme est bon un peu rapide pour mon objectif mais ça va. Le vent commence à
se lever et la pluie refroidie les cuisses. Etant partis en short, je demande à Yann d’appeler Anne-Marie pour qu’elle puisse me préparer un corsaire et un peu de pommade chauffante pour les
cuisses. Arrivé à la voiture située juste avant l’arrivée, je me défais de mes affaires trempées pour une séance de massage et saute dans mon corsaire. Le troisième tour se fait comme les
autres tours sous la pluie mais aussi en compagnie de copains de galère, pas évident de faire 6 tours mais encore moins avec cette foutue pluie et le froid qui commence à s’installer et les pieds
sont pas mieux. A la mi-parcours je change de chaussettes et de running histoire de ne pas avoir d’ampoules enfin le moins possible. Les ravitaillements sont bien garnis et en comptant celui de
l’arrivée, il y en a trois dont celui de la ferme Ste Marie tenue par les agriculteurs et l’association des « Kékés du bocage », musique, encouragements et sourires tout pour réattaquer
les 5 km qui séparent le stand à la ligne d’arrivée.
Au quatrième tour, la pluie fait son travail de sape et refroidie l’organisme,
même avec le sac poubelle que nous a donné Anne-Marie à la faveur de notre passage devant le Jumpy. Dans le cinquième tour, le rythme commence à baisser et les portions marchées un peu plus
longues avec maintenant des aigreurs d’estomac et le hoquet, pas évident pour courir. À l’amorce du dernier tour, je me fais une raison, ce n’est pas encore aujourd’hui que je vais faire mieux
que 13 h 33. Malgré les encouragements de Yann, j’ai froid je ne peux plus courir alors j’essaie de marcher vite mais les aigreurs font mal. Le dernier passage au ravitaillement de Ste Marie
annonce ce coup-ci les cinq derniers kilomètres, Yann descend de son vélo pour marcher avec moi, une dernière fois le passage par le stade devenu un bourbier dans les parties herbues et la
dernière ligne droite. Je passe la ligne d’arrivée avec Yann que je serre dans mes bras un grand bravo à lui qui sans rechigner m’a accompagné pendant 84 km (pas évident de motiver son vieux père
quand il n’y a plus de son, plus d’image). Je n’oublie pas bien sûr Anne- Marie « qui au stand » a plus qu’assuré la logistique.
Le moral revient très vite, je plaisante avec les bénévoles qui enlèvent les
dossards. Je récupère mon trophée de Finisher avec plaisir pendant que se déroule les remises des récompenses notamment monte sur le podium Thierry Vachet, atteint de la maladie de Parkinson qui
a relevé son défi : courir le 100 km de Vendée 2012 en 11 h 42, Chapeau.
Très content d’avoir fini car sur 260 au départ seulement 172 de classés certes à
10 minutes de mon « record » mais pas trop défait. Les pieds grâce à la préparation (Tano et Nok) bien que ridées n’ont pas une seule ampoule et la préparation physique à la salle de
Carentan a porté ses fruits.
Merci à tous les marathoniens qui ont appelés pour avoir de mes nouvelles et
encore merci à Anne-Marie pour avoir jouée à la « Public Relations ».
Les jambes sont un peu dures mais ça va le faire pour samedi prochain pour un
petit trail en Bretagne avec les Marathoniens d’Isigny mais surtout pour le cochon grillé prévu après la course;
Mes 100 km de Chavagnes
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